L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

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L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'Innommable le Mar 22 Aoû - 22:20

17 Février 1973
Quelque part en Transylvanie, dans l’actuel Roumanie, à bord d’un avion militaire.

« Messieurs ! Vous connaissez l’objectif de notre mission ! Nous devons mettre fin aux expériences Russes en Roumanie ! Sachez que les Rouges n’hésiteront pas à utiliser leurs armes secrètes conte nous ! Il est dans notre devoir pour le bien de l’Occident, mais également pour le Monde entier de mettre fin aux agissements des communistes ! »

L’homme s’arrêta pendant un bref instant, avant de reprendre son souffle pour annoncer d’une voix plus grave :

« Sachez que cette mission dépassera tout ce que vous avez imaginé ! Vous allez détruire ce putain de laboratoire Roumain et Soviet, pour que nous ne puissions plus en reparler jamais ! Le monde entier ne doit en aucun cas apprendre l’existence du « Monde de la Nuit » ! C’est compris ! »

Très rapidement, des voix retentirent en criant :

« Oui monsieur ! »

Continuant son discours, le mystérieux personnage annonça, en prenant une voix plus posée :

« Bien ! Vous avez compris ! Règle numéro 1 … »

Quelque part à bord d’un avion militaire, des hommes se préparaient aux combats, à la guerre comme ils l’aiment le rappeler. Plusieurs hommes vêtus avec de l’équipement militaire étaient prêts à débarquer sur le sol. Ils étaient au total quinze à bord de l’avion. On pouvait nettement observer vers la salle de pilotage, le pilote et le copilote qui dirigeaient l’engin. Pas très loin d’ici, vers l’amarrage, on pouvait distinguer un vieil homme portant un uniforme d’un haut gardé de l’armée Américaine, celui-ci se tenait debout et observait les douze autres individus présents à bord de l’avion. La majorité d’entre eux était des soldats et des agents de la CIA.

Leurs regards, leurs calmes et leurs cicatrices montraient qu’ils prenaient très au sérieux et très à cœur cette mission. Une mission qui est sans aucun doute suicidaire et ces derniers savaient, qu'ils ne reviendraient sans doute jamais. Il n’y avait pas le moindre frisson de peur, pas le moindre tremblement, rien. Ces hommes avaient été entraînes pour faire face à toutes les éventualités, même les plus folles.

Mais, alors que les dix autres individus de l’avion écoutaient attentivement les paroles et les propos du haut gradé. Deux personnages semblaient sortir du lot. Le premier était un vieil homme, silencieux et qui semblait calme d’apparence. On pourrait se dire qu’il n’a aucun rôle à jouer, puisqu'il ressemblait à n’importe quel agent de la CIA, mais détrompez-vous ! Il aura un très grand rôle à jouer durant cette mission.
Le deuxième était le plus jeune de l’équipe. Contrairement aux autres, celui-ci portait un costume bien étrange, un costume comparable à un chanteur de jazz et de rock des années 60. Chemise à carreau, pantalon gris, chapeau noir, cravate bleu et une rose sur la petite poche située à gauche de la chemise. Voilà, l’apparence de notre bien étrange personnage. Ce dernier n’écoutait guère le discours du Général Américain, celui-ci était plutôt préoccupé à lire un comics sur les aventures de « Spiderman ».

Voyant que le jeune homme n’écoutait guère un seul mot du discours du général, celui-ci commença à hausser le ton en déclarant à haute voix :

« Agent 44 ! Qu’est-ce que vous faites ?! »

L'Agent 44:

D’un ton sarcastique et enjôleur, notre ami répondit tout simplement :

« Je ne fais que me détendre général ! Avant qu'on commence le travail. »

« Enfin, 44 ! Restez sérieux pendant quelques secondes ! Merde ! S’énerva le général. »

Cependant, il ne put continuer son discours, lorsque la sirène de l'avion commença à retentir. Rapidement, le jeune homme qui se prénommait l’agent 44 commença à se lever en déclarant d’un ton très joyeux :

« Bien ! Il est temps d’y aller ! Je vais prendre un parachute ! »

« 44 ! Vous devez … déclara le général qui ne put terminer sa phrase. »

« Blablabla ! Je sais ! Je sais ! Mais, vous devez savoir que la procédure et moi, c’est comme vous et votre ex-femme qui vous a largué. »

Inspirant un grand coup en voyant que les portes de l’avion commençaient à s’ouvrir, le jeune garçon cria d’un ton très jovial :

« Bon ! J’y vais ! Suivez-moi ! En route pour l’aventure ! »

Se lançant dans les cieux nocturnes de la Transylvanie. Très vite, l’ensemble des hommes commencèrent petit à petit à le suivre dans sa démarche. C’est ainsi que débuta la fameuse mission de la « Main Rouge ».


Dernière édition par L'Innommable le Dim 10 Sep - 18:39, édité 1 fois
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'homme en noir le Ven 1 Sep - 15:20

PDV :
Agent Alecsander Krycek, au service de l'homme en noir






« Messieurs ! Vous connaissez l’objectif de notre mission ! Nous devons mettre fin aux expériences Russes en Roumanie ! Sachez que les Rouges n’hésiteront pas à utiliser leurs armes secrètes conte nous ! Il est dans notre devoir pour le bien de l’Occident, mais également pour le Monde entier de mettre fin aux agissements des communistes ! »

Je regarde les autres assis autour, attentifs, calmes, déjà aux aguets. À part un, ce type au nom de code en chiffres. Agent 44. Allons bon. Ce costume… J'attends de voir quelle gueule il aura pendant le temps de chute libre, avant qu'on déploie les parachutes. Qu'il ne compte pas sur moi pour attraper son chapeau.

Je ne comprends pas ce que le Fumeur a après lui. Un agent prometteur, ça ?

Mais c'est pas à moi d'en juger. En fait, je n'en ai même pas grand-chose à foutre.

« Sachez que cette mission dépassera tout ce que vous avez imaginé ! Vous allez détruire ce putain de laboratoire Roumain et Soviet, pour que nous ne puissions plus en reparler jamais ! Le monde entier ne doit en aucun cas apprendre l’existence du « Monde de la Nuit » ! C’est compris ! »


Aye, aye, sir. C'est ce que les gens bien renseignés apprendront, dans le Monde libre. Et puis, il y aura les autres…

Machinalement, je vérifie les sangles de mon sac à dos officiel de l'US Army. Pense à tout ce qu'il contient de moins officiel. Le masque, les gants, les flacons, le scanner microfilm. Tout le matériel pour les échantillons. Mettre fin aux expériences des cocos, oui, oui.

« On ne connaît jamais les noms de ceux qui écrivent vraiment l'Histoire. » Ou quelque chose comme ça. C'est ce que le Fumeur dit tout le temps, et il a bien raison sur ce point. Je lève les yeux vers lui, silencieux au fond de l'avion. Il m'observe avec son regard de vieil aigle, une cigarette neuve entre les doigts. Le regard qui rappelle qu'il ne faut pas que j'échoue.

J'écoute vaguement 44 en train de faire le guignol. Il fait le fier, il veut sauter le premier, montrer qu'il en a malgré son costume grotesque. Eh bien, d'accord. Qu'il se fasse remarquer, qu'il mobilise l'attention. Ça m'arrange.

J'attends patiemment mon tour, pas dans les premier, ni dans les dernier. À peu près au milieu. La place oubliable. L'équipement oubliable. Celui de l'humble Pvt. Krycek, et rien d'autre.

L'air glacial me fouette comme un mur. Dommage qu'il fasse nuit, j'aimerais voir passer le chapeau de 44 quand il n'arrivera plus à le tenir en place.
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'Innommable le Dim 10 Sep - 18:38

Thème:

Le temps est calme et silencieux …

La neige, les flocons, le givre tapissaient l’ensemble de la forêt Transylvanienne. Tout n’était que blanc, le drap de l’hiver couvrait la région, les arbres étaient vêtus de leurs manteaux blanc, les épines glacés des sapins brillaient tels des bagues en diamant et le tapis de neige était omni présent sur le sol de la région mythique de la Transylvanie, dans l’actuel pays de la Roumanie.

Les parachutes arrivèrent bientôt sur le sol, le premier individu ne fut d’autre que notre ami, l’étrange clown qui se nommait l’agent 44. Il se déposa tranquillement sur le sol, enlevant rapidement, mais doucement son sac de parachute. Il avait gardé en main son chapeau, son étrange chapeau noir, le petit ne voulait en aucun cas perdre son beau couvre-chef. Sa première réaction ne fut d’autre que de se retourner dans tous les sens très exagérément, ses premiers mots ne furent sur le sol Roumain d’autre que :

« Agent 44 ! Prêt à vous servir ! Déclarait-il avec un petit sourire et un air de dandy. »

Puis, c’est finalement au bout de trois, quatre ou cinq minutes que les soldats et les agents du Central Intelligent Agence finirent par rejoindre le jeune homme.

Alors que les soldats vinrent de débarquer sur le sol, un homme en costard cravate âgé d’une cinquantaine d’année commença à lancer des ordres à l’ensemble du groupe qui était désormais réuni :

« Rassemblement, veuillez de faire attention où vous marchez, surveillez le périmètre et surtout restez groupé quoi qu’il arrive ! »

L’homme n’était d’autre qu’un agent de la CIA, il n’était pas aussi âgé que notre autre homme en costard avec le cigare, il ne dégageait même pas cette aura mystérieuse, mais il avait suffisamment de fermeté à travers son regard pour dégager une forme de respect et de supériorité hiérarchique. Il avait le front rasé, les cheveux hérissé, un menton complètement rasé et un regard très glacial. Ses rides et ses quelques cicatrices montraient qu’il avait connu sans doute des situations aussi tendus, voir plus "dangereuses" que celle que nos « héros » devaient affronter.

L'Agent de la CIA:

Les soldats commencèrent à regarder autour d’eux, il n’y avait rien, pas le moindre bruit, pas le moindre son, rien, il n’y avait que le néant, le silence et le vide …

Tout excité l’agent 44 commença à lancer des phrases comme :

« Alors où sont les méchants cocos ? Où sont les grands monstres de Frankensteins version Soviets ? Ils doivent bien être quelque part ? »

Le vieil homme s’avança lentement en direction de 44, il garda toujours son regard sérieux et ferme pour répondre tout simplement d’un ton calme :

« Le laboratoire roumain se trouve à seulement quelques lieux de la situation où nous nous situons. Néanmoins, il faudra traverser la forêt, avant d’arriver vers le fameux labo communiste. »

« Vous croyez qu’on aura des monstres au cours de notre chemin ? Demanda 44 avec des yeux d’enfant. »

« Je l’ignore, je ne pense pas à des monstres, mais des gardes soviets et roumains, c’est fort probable, annonça l’agent toujours calme. »

« Dommage, mais bon nous allons quand même nous amuser ! Déclara 44 d’un air étrangement joyeux. »

« Bien ! Mettons-nous en route ! »

Les hommes se rassemblèrent, 44 vit l’un des membres du groupe qui le regardait avec un air méprisant, celui-ci avait une envie de le provoquer et de l’intimider, mais il était tellement absorber par l’idée de rencontrer les créatures fantaisistes de son enfance, qu’il finit par oublier cet individu qui ne faisait qu’accompagner les soldats et les agents. Marchant d’un pas léger, le jeune homme commençait étrangement à faire une étrange petite danse, tel un enfant qui s’amuserait à danser sur la neige.

Cela va faire maintenant, près d’une heure que le groupe marchait à travers la neige et la forêt Transylvanienne. Tout était calme, tout n’était que silence, il n’y avait pas le moindre bruit, pas le moindre animaux, il n’y avait rien, seulement le silence, le néant et le vide …

Tandis que nos « héros » continuaient la marche, l’un des soldats déclara tout à coup :

« Chef ! Chef ! On a un problème ? »

Se retournant, l’agent âgé d’une cinquantaine d’année qui n’était d’autre que le chef des opérations, commença à rétorquer d’une voix légèrement grave :

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« On a … On a … On a perdu deux de nos hommes au cours de la route. »

Soupirant, le chef déclara :

« Et bien ! Veuillez de les rappeler depuis vos talkieswalkies soldat ! »

Le soldat commença à lancer quelques appels via son appareil, mais rien, ce n’était que le silence radio pendant un long moment. Le chef commença à s’impatienter, puis il déclara finalement :

« Bon ! Ils vont finir par nous rejoindre. »

Puis, c’est alors qu’au bout du quatrième essai, d’étranges sons firent leur apparition, un son aigu bien étrange, un son qui tapait en plein dans les tympans, un son bien dérangeant. Croyant à une mauvaise blague, le chef commença à prendre le talkiewalkie pour dire :

« Bon veuillez d’arrêter de faire les idiots et veuillez de rejoindre le plus rapidement possible notre position. »

Malheureusement, la seule chose qui survint ne fut qu’un lourd silence, prenant pour un oui, le chef ordonna à l’ensemble du groupe de continuer le chemin. Néanmoins, mise à part le chef, l’agent 44 qui continuait de faire le pitre et quelques personnes. L’ensemble du groupe commença à plus ou moins ressentir de la peur, la paranoïa s’installa lentement, mais sûrement au sein du petit groupe, mais fort heureusement le devoir était toujours inscrit dans les esprits et la tête des soldats.

Tandis que nos compagnons continuaient de traverser la forêt, sans croiser le moindre soldat, agent soviétique ou roumain. Nos héros finirent par apercevoir ce qui semblait être une structure en métal, un bâtiment assez grand, ce bâtiment au loin qui était recouvert de métal, de béton et bien autre semblait étrangement désert …

Demandant aux soldats de se poser tranquillement, le chef des opérations demandèrent à quelques soldats de faire des repérages, avant de discuter de la suite des opérations qui allaient se suivre …
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'homme en noir le Mar 26 Sep - 17:03

La nuit est trop calme. Avec ce silence, on devrait entendre un peu de vie au loin. La zone doit grouiller de patrouilles et de gardes. Probablement aussi des chiens. Merde, on est juste à quelques dizaines de mètres de l'une des installations militaires les plus secrètes des Soviets, et rien du tout. Est-ce qu'ils comptent sur l'isolement du lieu ? Pourtant il y a un bled pas très loin marqué sur les cartes. Harbaburesti, ou quelque chose du genre.

Je regarde les autres dispersés en formation discrète, aux aguets. Professionnels. Si on oublie les singeries de 44, qui a l'air de taper sur les nerfs du type de l'Agence, aussi. Les hommes sont nerveux, personne n'a encore posé le verdict de la disparition des deux autres soldats, mais certains doivent commencer à assembler les pièces dans leur tête. J'ai déjà assemblé les pièces. Une patrouille ? L'alarme serait déjà donnée, on entendrait hurler en Russe et en Roumain dans toute la vallée.

Les bunkers du complexe s'étirent sous les halos blêmes des éclairages au mercure. Masses de béton silencieuses sous la neige. Quelques camions garés, des bombonnes, ce qui ressemble à des grandes tentes militaires.

Les éclaireurs reviennent, courbés dans la neige, aussi discrets qu'ils peuvent l'être pour traverser à découvert. Je n'entends pas ce qu'ils disent au chef, mais leurs gestes sont clairs. Personne.

Je le sens mal, très mal pour les Rouges. Comme pour nous. Je repense aux microfilms projetés sur le mur, dans le bureau du Fumeur. Les choses enfantées dans des cuves immenses. Les silhouettes difformes dans les tubes de verre. Merde… ça serait ironique, que tout leur ait sauté à la gueule juste ce jour-là. Statistiquement absurde. Mais ça arrive, les absurdité statistiques.

Les ordres du chef me tirent de mes réflexions :

« On y va. Restez sur vos gardes. »

Un caporal tique, regarde en arrière dans la forêt obscure.

« Que fait-on pour Johnson et Brent, monsieur ? »


Le regard de l'agent de la CIA est sombre.

« On ne peut pas se permettre d'attendre. On essayera à nouveau un contact radio une fois à l'intérieur. On y va. »

Tout le monde se remet en marche, position tactique, arme au poing, silencieux en place.

Les bâtiments austères du complexe semblent encore plus sinistres à mesure qu'on approche. Les éclaireurs ont repéré une section du grillage abritée par le couvert d'un bosquet d'arbres. Les tenailles claquent. Le périmètre est percé. On entre.
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'Innommable le Sam 21 Oct - 14:03

Thème du Rp :

Génial ! Nous sommes de retour dans cette folle aventure ! Dieu du ciel !
Moi qui pensais que cela n’en finirait jamais. Étrange, la base des Soviets et des Roumains étaient complètement silencieuses, il n’y avait pas le moindre bruit, pas le moindre soldat, il n’y avait strictement rien dans les environs.
J’étais tout excité, est-ce que les monstres du laboratoire se sont échappés ? C’est fort probable, mais en tout cas tout ceci me rappelles les bon vieux scénarios de romans fantastiques et les films hollywoodiens. Il faut faire quelque chose, j’étais tellement impatient d’entrer à l’intérieur des lieux, puis c’est alors que le gars de l’agence déclara :

« On y va. Restez sur vos gardes. »

Toutefois, l’un des caporales déclara :

« Que fait-on pour Johnson et Brent, monsieur ? »

Pressé d’entrer à l’intérieur, le gars de la CIA laissa seulement un sombre regard à ce dernier avant de déclarer :

« On ne peut pas se permettre d'attendre. On essayera à nouveau un contact radio une fois à l'intérieur. On y va. »

Tout le monde se mit en marche, l’arme à la main, le moindre bruit en provenance du vent faisait trembler de peur la plupart des soldats. Nous voilà près d’un grillage, sans plus tarder les soldats décidèrent de le briser pour pouvoir enfin entrer à l’intérieur des locaux.

Une fois que tout le monde était au sein de l’établissement, nous arrivâmes dans une espèce de cour, ce genre de cour où on laissait les prisonniers s’amuser et se reposer tels des enfants en Primaire. Dans tous les cas, c’était le silence radio, il n’y avait pratiquement personne, pas le moindre méchant Soviet. Arf ! Quel dommage, j’aurais aimé jouer comme d’habitude l’agent secret qui combat les méchants Russecophes.

Tandis que nous nous dirigeâmes vers l’entrée du bâtiment, nous constatâmes avec stupeur que la porte était complètement détruite et qu’il ne restait seulement quelques morceaux. La tension était à son comble, la plupart des soldats et agents de la CIA hésitèrent d’entrer à l’intérieur. Toutefois, l’agent 26 qui n’était d’autre que le chef de cette opération déclara :

« On y va, ne traînez pas. »

Il fut le premier à entrer à l’intérieur du bâtiment, d’un pas enjolivé, je décidais de le suivre juste derrière lui avec le sourire aux lèvres. À peine, nous avons posé les pieds à l’intérieur, nous fûmes accueillis par une odeur dégueulasse, ce genre d’odeur qui provient d’un fromage que vous allez laisser des dizaines de jours dans le frigo et qui a petit à petit pourri. Malheureusement, cette odeur provenait de plusieurs cadavres allongés sur le sol. Après une rapide identification, il s’agissait bel et bien des soldats Soviétiques et Roumains. Une bonne partie de leur corps était déchiqueté et la plupart avait même leur corps qui avait été vide de leur sang. Le couloir du bâtiment était pratiquement saccagé, des bureaux par terre, des vitres cassés, bref beaucoup d’immobiliers et de décorations détruits. Tandis que les soldats s’inquiétaient, je faisais de mon mieux pour cacher mon excitation.

Le chef des opérations qui voyaient la plupart de ces hommes un peu paniqués annonça :

« Il faut continuer notre objectif, si vous voyez quelque chose d’inhabituelle, prévenez le groupe. Une dernière chose, restez formé, ne vous éloignez sous aucun prétexte. Sinon, on ne risquera de ne plus vous jamais vous voir. »

Alors que nous nous remettons en marche, je commençais à entrevoir au loin, au fond d’un couloir situé à l’opposé où nous partons, une étrange jeune femme en robe de marier. Cheveux noir, teint pâle, jambes élégantes, lèvres rouges et yeux marrons. Oh ! La vache ! J’ai une envie de …

« Agent 44, dépêchez-vous, déclara d’une voix légèrement grave le chef. »

Alors que je me retourne pour répondre :

« Oui, j’arrive. »

Tandis que je me remettais en marche pour suivre à nouveau le groupe, je me retournais une dernière fois pour constater que la jeune femme avait disparue …
Je sens que nous allons bien nous amuser durant cette mission.
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'homme en noir le Mer 8 Nov - 19:33

Ils ont pris cher, ça pas de doute… Du travail brutal, sale, pas de demi-mesure… Et tous vidés de leur sang. Merde, j'étais prévenu lors des debriefs spéciaux du Fumeur et de ces autres pontes du Department of Defense, mais le voir en vrai, ça fout quand même une claque.

Vidés de leur sang. Vampires. Des vampires, ils l'ont vraiment fait. Je le sais, je le savais, mais c'est le genre de truc qu'il faut voir pour le croire. Calme-toi. Respire. Tu n'as encore rien vu à proprement dire. Les corps.

Agenouillé près d'un colosse barbu aux yeux révulsés, les traits typiquement slaves figés par une mort douloureuse. Le cou bleui par la torsion des cervicales, la nuque brisée proprement, il tenait son arme pourtant… Même par surprise j'aurais eu du mal à tuer ce type comme ça.

Un coup d'oeil à l'équipe qui commence à me dépasser dans le couloir, à part 44 qui traîne à regarder je ne sais quoi de l'autre côté de l'entrée. Je dois faire vite. Mon arme sous le bras, je sors l'appareil à microfilms, me penche à nouveau sur le corps. Là, les deux marques parallèles sur le cou livide et violacé. Les marques de canines… Clic, une prise. Deux. Une troisième en plan très rapproché, l'objectif pratiquement collé à la peau du mort.


« Agent 44, dépêchez-vous »

La voix du chef d'escouade m'arrache un sursaut. Là-bas, 44 se retourne, un air absurdement réjoui sur ses traits.

« Oui, j’arrive. »

Je me redresse alors qu'il revient vers nous, prestement. L'appareil déjà caché dans la sacoche à ma ceinture, l'arme en mains, un digne petit soldat US, sérieux et choqué par ce qu'il voit, concentré.

Le groupe avance, 44 et moi en queue de peloton. Silence pesant, le bruit de nos bottes résonne dans le couloir aussi mort que les cadavres derrière nous. Des portes, à intervalles réguliers. Des salles de stockage, des dortoirs en désordre.

Et puis les gars en pointe enfoncent une porte à double battant, bloquée par des meubles tombés côté intérieur. Le métal cède sous leurs coups. Ils entrent. Flopée de jurons. Exclamations d'horreur étouffées.

Le type de la CIA rabroue les troupes :

« Du nerfs, soldats… Déploiement, intervalle de deux mètres. »

C'est si grand que ça ? Je commence à voir par dessus les épaules des autres, la lumière crue des tubes néons sur des paillasses en métal, les lits chirurgicaux alignés…

Enfin je passe à mon tour, les autre se sont dispersés dans la salle, des « RAS » résonnent, des échanges de signes tactiques. All clear.

Le matériel de laboratoire étincelle dans l'éclairage électrique, impeccable, menaçant. Des dispositifs d'injection, des tables d'opération garnies d'outils acérés. Et puis, je les vois. Les cuves. Les énormes tubes, bocaux, ou je ne sais pas comment les nommer. De taille humaine, et même un peu plus.

Quelque chose de froid me tord les tripes un instant. Ces choses qui flottent dans le liquide, tordues, difformes… Des bras, des jambes musculeux, trapus, ou alors émaciés, décharnés comme des spectres… Les yeux vides, vitreux, éteints… Et puis les dents, bordel, ces dents.

Se ressaisir, sortir l'appareil, à nouveau, et puis les prendre sous toutes les coutures… Il faudrait des échantillons aussi… Plus difficile. Lâcher une rafale dans le verre, laisser la chose s'écrouler dans les débris, prétexter l'ardeur à la tâche ? On doit tout détruire, de toutes façons.

Quelque part dans la salle, le chef d'escouade lance :

« Walcroft, Jefferson, Stigman, sortez les explosifs, et mettez-moi tout ça en place. Les autres, restez sur vos gardes. »


La voix enrouée d'un soldat s'élève alors, à l'opposée du labo :

« Monsieur... »


Quelque chose dans son intonation me donne un frisson froid. Je me retourne avec les autres pour voir ce qu'il désigne.

Trois des tubes de verre sont déjà brisés, les éclats répandus au sol dans une mare de liquide putride.

Je resserre la prise sur mon arme. Pas la moindre trace de l'être qu'ils renfermaient. Ils étaient peut-être vides, après tout…

Mais j'en doute. Oh, j'en doute salement...
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'Innommable le Dim 26 Nov - 22:20

Thème du Rp:

« Walcroft, Jefferson, Stigman, sortez les explosifs, et mettez-moi tout ça en place. Les autres, restez sur vos gardes. »

Génial ! Des tubes de cryogénisation ! J’hésitais même pendant un moment de m’enfermer à l'intérieur de l’un d’entre eux pour arriver dans un futur à la space opera, comme on peut le voir dans de nombreuses séries de science-fiction comme Star Trek ou encore les romans d’Isaac Asimov. Mais, bref ! Je m’égare !
Dans tous les cas, nous sommes face à de beaux bijoux, des individus aux teints pâles et aux dents crochus faisaient face à nous. Ils étaient si beaux, si magnifiques ! Bref, j’avais hâte de les faire sortir d’ici et leur poser quelques questions, mais hélas le commandant voulait qu’on fasse exploser toutes les installations. Comment ?! Pourquoi ?! Mais, ces crétins ne se rendaient pas compte de la grande découverte qu’il faisait ! Bordel, ils avaient de la merde dans le cerveau ou quoi ?!

Mais, bon ! Faut bien obéir aux ordres. Alors que j’étais sur le point de les suivre en faisant la gueule, j’entendis l’un des soldats qui déclara :

« Monsieur... »

Le soldat en question nous montrait que des tubes de cryogénisations avaient été brisés et que les occupants se seraient échappés …

D’une voix légèrement grave, le commandant déclara à l’ensemble du groupe :

« Restez calme, surveilles les périmètres et faites attention où vous marchez. »

Trois d’entre eux étaient brisés, la tension était palpable au sein du groupe. Bon ! J’avais l’arme à la main et mes sens étaient réveillés, mais je voulais tout de même voir ces fameux vampires. Alors que tous les soldats chargeaient leurs armes, un mystérieux écho, celui d’une voix féminine déclara dans l’ensemble du bâtiment :

« Oh ! Que vois-je ! De fiers héros Américains sont-là ! J’espère que vous serez beaucoup plus joueurs que les rouges, parce qu’ils n’étaient … pas très … coopératifs. »

Alors que la voix s’arrêta pendant quelques secondes pour reprendre à nouveau d'une intonation plus forte :

« Mais, bon ! Nous allons jouer à un jeu très amusant ! Connaissez-vous les jeux de rôles ?! Eh bien, je serais le maître du jeu et vous allez traverser plusieurs épreuves. J’espère que vous serez beaucoup plus résistants et surtout mieux joueurs que nos amis les rouges. »

Nouveau thème:

Alors que cette mystérieuse voix venait de disparaître, d'autres se firent entendre et commencèrent à hurler dans l’ensemble du bâtiment. Par réflexe, chacun de soldats se préparaient, l’un d’entre eux cria même :

« Euh … les gars ! »

Tel un film d’horreur, des êtres ressemblant à moitié à des parodies d'êtres humains commencèrent à faire leur apparition, ils avaient les yeux blancs, les dents crochues, le regard sans vie, les intestins et les organes libres ?! Avec la luminosité des lampes, les choses n’étaient d’autres que les anciennes dépouilles des soldats et des scientifiques de l’armée Rouge et Roumaine. Bordel ! J’étais à la fois sous l'emprise d’une très grande peur, mais aussi d’une immense satisfaction. L’adrénaline coulait à flot au sein de mon sang.

D’une voix grave, le commandant ordonna :

« Tirez ! Feu à volonté ! »

Les cadavres des rouges commencèrent à tomber un par un, mais ces derniers étaient trop nombreux. Tirant avec mon revolver les têtes de chacune de ces espèces de "zombies-vampires", je commençais à apercevoir que ces choses commencèrent à foncer dans notre direction. Face à cette charge, deux de nos soldats, ceux qui étaient les plus proches des cadavres hurlèrent :

« Putain ! Au secours ! »

Mais, rien à faire ! Les choses commencèrent à mordre ces types et à les vider de leur sang. Cela ne sentait pas bon ! Je veux bien devenir un vampire et un puissant seigneur de la nuit, mais devenir une de ces choses ! Nope ! En plus, en les voyant déambuler, les choses étaient connes, laides, moches et en plus elle puaient le vieux fromage moisi français laissé à l’air libre pendant des jours. Eurk ! Rien que de penser au formage me donnait envie de vomir. Dans tous les cas, malgré que les cadavres des rouges tombaient comme des quilles de billards, le commandant du groupe sonna la retraite en déclarant à haute voix :

« Bordel ! Il faut nous mettre en hauteur ! Pour abattre ces choses ! »

« On ne devrait pas quitter les lieux ?! Demanda l'un des soldats. »

« Impossible, ces zombis bloquent le passage. »

Très vite, l’ensemble de l’équipe décida de partir immédiatement vers le couloir où les cadavres étaient inexistants. Tandis que je courais en direction de ce fameux couloir, je vis parmi toute la clique des morts-vivants, deux soldats américains à leur côté. Des types qui n’étaient d’autres que Johnson et Brent, les deux glands qu’on avait perdu en cours de route. Enfin, bref ! Au moins la bonne nouvelle, c’est qu’on savait où se trouvait nos deux amis. Continuant notre course, nous arrivâmes finalement à l’étage suivant. Une fois que tout le monde était-là, le commandant demanda immédiatement :

« Fermez les portes ! Empêcher de pénétrer les lieux ! »

Exécutant les ordres, l’ensemble de l’escouade commença à placer divers meubles et autres babioles pour bloquer la sortie. Les cadavres tentèrent de charger et d’enfoncer la porte, mais en vain.

Soudain, alors que les soldats chargeaient à nouveau leurs armes, plus aucun bruit se fit ressentir, les cadavres ressuscités des bolchéviques s’étaient tues …

Tandis que l’escouade se demandait ce qu’il se passait, l’écho, cette chose mystérieuse qui nous avait contactés, refit étrangement à nouveau son apparition :

« Bien ! Je vois que vous avez traversé la première épreuve, nous allons bientôt passer à la deuxième, elle sera un peu plus calme, mais beaucoup plus amusante … »

Soudain, le calme refit à nouveau son apparition, l’un des soldats eut la curiosité de voir rapidement à travers la porte ce qu’était advenu les zombis et les restes de l'armée bolchevique. D’une voix stupéfaite, le soldat déclara à nous tous en zozotant légèrement :

« Les … lez … gars … les bolcheviques morts … ils sont … morts. »

L’ensemble des cadavres en putréfactions des rouges étaient à terre et ne donnaient plus aucuns signes de "vies". Ces derniers étaient revenus à leurs états initiaux de cadavres en putréfactions ...

D’une voix légèrement grave, mais sérieuse j’annonçais à l’ensemble de l’équipe :

« Bien ! Elle veut jouer la petite dame ! Elle va comprendre la défaite qu’elle va recevoir. Tu veux nous voir jouer ! Eh bein ! On va jouer ! »

La suite allait s’annoncer tout aussi difficile, voire encore pire …

[HRP] Je te laisse carte blanche pour la suite du rp et des dangers qui vont s’en suivre pour le groupe owo. [HRP]
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'homme en noir le Ven 8 Déc - 18:42

Les tirs, les cris… Clameurs horrifiées des soldats, grognements incohérents de ces… choses, créatures, cadavres, zombies, putain, des zombies…

Lâcher une rafale, une autre, merde, merde, les balles partent plus vite que ces trucs ne tombent. Ils encaissent, comme… comme des morts, comme des choses qui ne sentent plus la douleur, ni la peur, ni…
Plus rien que la force d'arrêt brute de l'impact, que… Quoi au fait, qu'est-ce qui les tue (les re-tue?), qu'est-ce qui…

Ta gueule, pas maintenant. Focalise. Tirer. Tirer encore. Nouveau chargeur. On recule. Retraite vers le couloir où les morts restent bien morts par terre, pour le moment au moins.

La voix du chef d'escouade, forte :

« Fermez les portes ! Empêchez les de pénétrer les lieux ! »


Barricader les portes, entasser les bureaux, les chaises, on fait une chaîne, ça va vite, la trouille nous fait nous bouger que l'autorité de n'importe quel chef.

Et puis le silence. Les respirations essoufflées, rauques, tenaillées par la peur, les cliquetis des chargeurs qu'on arme d'une main fébrile… Que foutent les cadavres ambulants ? Ils se sont lassés de gratter à la porte ? Bordel, qu'est-ce qu'il se…

Et puis la voix, soudain cette voix absurde, hautaine, glaciale, impossiblement nette, qui semble sonner… Où, putain, elle est où ? Dans ma tête … !?

« Bien ! Je vois que vous avez traversé la première épreuve, nous allons bientôt passer à la deuxième, elle sera un peu plus calme, mais beaucoup plus amusante … »


Et puis le silence. Je dois avoir les yeux ronds comme des soucoupes, la mâchoire qui pend. Ressaisis-toi. Respire. Tu savais à quoi t'attendre en signant avec le vieux fumeur. Respire.

Walcroft grimpe sur le tas de meubles, prudemment, il glisse un regard entre les battants. Sa voix tremblote quand il déclare :

« Les … lez … gars … les bolcheviques morts … ils sont … morts. »

On dégage les meubles, on rouvre le passage. Méthodiquement, prudemment, un premier rang qui vire le foutoir entassé, l'autre qui les couvre, autant qu'on peut dans ce foutu couloir étroit.

Et on les voit, les corps, le tapis de cadavres, qui forment un deuxième barrage derrière la porte, là où ils se sont écroulés en pleine charge. Les Ruskovs, les Roumains, et nos deux gars disparus plus tôt. Putain.

Passé l'un des premiers dans la pièce, 44 se retourne vers nous, l'air sérieux pour une fois. Il balance :

« Bien ! Elle veut jouer la petite dame ! Elle va comprendre la défaite qu’elle va recevoir. Tu veux nous voir jouer ! Eh bein ! On va jouer ! »

Putain, mais d'où ils le sortent ce type. Enfin, au moins on dirait qu'il va arrêter de déconner toutes les cinq minutes.

Je regarde le chef, qui observe le chaos dans le laboratoire. L'air pensif, presque perdu dans le vague.

Je demande, comme un bon soldat :

[b]« Quels sont les ordres, monsieur ? »[/b]

Sa réponse est grave, la mine austère :

« Déployez vous. On place les charges, et on continue. L'opération ne sera terminée qu'une fois toutes ces… choses, détruites. On ne peut laisser aux Russes la moindre possibilité de collecter à nouveau le matériel génétique. »


Jefferson tique, il a l'air mort de peur, ce qui étrangement lui donne l'arrogance de discuter l'ordre :

« J'ai comme l'impression qu'ils ont totalement perdu le contrôle sur leurs expériences, et qu'ils ne sont pas partis pour le retrouver de si tôt, monsieur... »

Le chef le foudroie du regard.

« Ressaisissez-vous, soldat. Vous avez vu ce dont ces créatures sont capables. Nous ne voulons pas voir ces choses lâchées dans nos rues, de retour au pays. Nous avons une mission, nous ne repartirons pas d'ici tant qu'elle ne sera pas achevée. »


L'autre opine, soutenant un instant son regard, avant de se résoudre à incliner la tête. Il faudra le surveiller, celui-là. Comme si on avait besoin de ça encore, en plus…

Les charges de C4 sont en places. Je regarde les tubes intacts, les horreurs qui flottent à l'intérieur. Plus moyen de collecter d'échantillons maintenant, pas sans éveiller de soupçons. Et puis qui ce qu'il adviendrait de la créature une fois sortie de ce bain de fluide dégueulasse ? Et si elle se levait et me sautait à la gorge ?

Laisse tomber. On va buter les trois en vadrouille, et plutôt deux fois qu'une. T'en auras plein le mur de la matière à échantillons…

De l'autre côté du labo, un autre couloir, là où ces putain de zombies jaillissaient comme une marée de rats. Ça donne envie d'y aller. Je laisse les autres passer en pointe, je me fais discret, comme toujours. Jefferson reste en arrière-garde, il traîne la patte, mais le chef l'ignore avec un mépris souverain.

Silence de mort. Les bruits de nos bottes sur le carrelage, le couinement des semelles poissées de sang… Des traces de la violence des combats ou plutôt du massacre. Les corps n'y sont plus, eh oui, forcément, puisqu'ils ont couru nous sauter à la gueule… Respire, n'y pense pas trop, c'est un truc à péter un câble…

La progression est lente, on est tendus à bloc. D'un coup je réalise qu'il manque quelque chose. On dirait que je suis le dernier du groupe, pas loin de Rodriguez qui est ralenti par son énorme M60 en bandoulière. Et Jefferson… ? Pas de trace de lui dans le couloir derrière nous. J'interpelle les autres :

« Eh, stop. On a un problème... Jefferson ! »


Ils comprennent tout de suite. Le squad chief s'assombrit. Sa voix est glaciale :

« Si ce con est resté seul dans la salle... »


Je réponds, en manquant oublier le titre de rigueur :

« Non. Il me suivait. Monsieur. »


Son expression se renfrogne encore :

« Bon. On va le chercher. Redéploiement, intervalle... »

Un hurlement interrompt sa phrase, glaçant, qui s'achève sur un gargouillis humide. Merde.

On trace, progression tactique au pas de course, armes prêtes, on remonte le dédale que l'on vient à peine de quitter…

Au sol, une silhouette misérable, convulsée… Mare de sang sur le carrelage… Putain, saloperies, vous vous mettez à gaspiller maintenant ? Pas de marques de morsure blafards sur sa gorge, il n'a plus de gorge, arrachée, déchirée net…

Je retiens un haut le coeur, recule un peu. Le cadavre est parcouru de frissons, les spasmes d'une mort violente. La lumière vacille, clignote, la barre de néons de plafond pend à moitié sur ses câbles… On a le sens de la mise en scène, pourritures…

Le chef nous adresse un regard dur, l'air d'un vieux rapace coriace, toujours aux aguets. Il détache bien les mots, lourds de sens :

« Restez sur vos gardes. On ne se sépare pas. Formation serrée. »


J'observe notre escouade à mon tour, on en est tous là, on cherche le soutien, la solidarité martiale.

Mais c'est Walcroft qui met le doigt sur ce qui cloche. Il s'adresse à moi, l'air sombre :

« Eh, Krycek. Rodriguez était avec toi derrière, non ? »


Bordel, il a raison. Il manque Rodriguez, à présent. Je cherche l'armoire à glace hispanique avec sa M60, comme s'il allait apparaître par miracle parmi les autres visages tendus, crispés, humides de sueur nerveuse.

Et là le cri d'agonie, torturé, horrible, quelque part en arrière, quelque part là où nous avons rebroussé chemin…
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Re: L'Opération Main Rouge [PV L'Homme en Noir/Flashback]

Message par L'Innommable le Mar 13 Fév - 22:26

« Bien ! Elle veut jouer la petite dame ! Elle va comprendre la défaite qu’elle va recevoir. Tu veux nous voir jouer ! Eh bein ! On va jouer ! »

Lorsque j’avais prononcé ces paroles, je ne m’attendais pas du tout à recevoir de la visite surprise d’ici quelques instants …

Les soldats et les agents du groupe discutaient et s’échangeaient sur la situation à venir et la tournure à prendre. Tandis que les discussions houleuses s’accumulaient, le chef de la bande finit par lâcher :

« Ressaisissez-vous, soldat. Vous avez vu ce dont ces créatures sont capables. Nous ne voulons pas voir ces choses lâchées dans nos rues, de retour au pays. Nous avons une mission, nous ne repartirons pas d'ici tant qu'elle ne sera pas achevée. »

Finalement, suite à la décision de l’agent, nous décidâmes de repartir. Pour le moment, ma seule envie fut de donner une énorme raclée à cette connasse. Tandis que nous continuâmes de marcher à travers les couloirs sombres et complètement saccagés de la base Sovieto-Roumaine, l’un des soldats annonça à l’ensemble de l’escouade :

« Eh, stop. On a un problème... Jefferson ! »

« Si ce con est resté seul dans la salle... Déclara le chef avec un soupire. »

Puis, c’est alors qu’un autre, celui qui n’arrêtait me dévisager tout à l’heure, répondit au chef :

« Non. Il me suivait. Monsieur. »

« Bon. On va le chercher. Redéploiement, intervalle... »

Puis, c’est alors que des cris retentirent dans l’ensemble des bâtiments, on constatait avec effroi que deux d’entre nous ont mystérieusement disparus. Tout le monde hésitait sur la stratégie à prendre pour lutter contre les vampires. Tout le monde était terrifié, personne ne savait quoi faire face à ces choses.

Alors qu’on hésitait sur la stratégie à prendre, un étrange son fit son apparition ou plutôt une mystérieuse mélodie :

« Douce nuit qui éclaire ma lanterne !
Prête une plume pour écrire un mot,
Ma chandelle est morte
Et je n’ai plus de feu !
Ouvre-moi la porte
Pour l’amour de Dieu !

Oh ! Douce nuit !
Puisses-tu nous éclairer de ta lanterne.
Oh ! Grands cieux !
Puisses-tu nous guider à travers tes milliards de regards.
Oh ! Obscurité !
Puisses-tu nous dévoiler la vérité dans la noirceur.
Oh ! Vent de l’aurore !
Puisses-tu nous montrer le chemin.
Oh ! Ténèbres obscurs !
Aide-nous ! Car, la lumière nous a abandonné à tout jamais …

Oh ! Douce nuit !
Puisses-tu nous éclairer de ta lanterne.
Oh ! Grands cieux !
Puisses-tu nous guider à travers tes milliards de regards.
Oh ! Obscurité !
Puisses-tu nous dévoiler la vérité dans la noirceur.
Oh ! Vent de l’aurore !
Puisses-tu nous montrer le chemin.
Oh ! Ténèbres obscurs !
Aide-nous ! Car, la lumière nous a abandonné à tout jamais.

Aide-nous ! Obscurité !
Car le vide nous attend.
Aide-nous ! Petite lampe !
Ta lumière sera d’une grande aide.
Aide-nous pauvre voyageur !
Car, nous sommes coincés.
Part, avant qu’il ne soit trop tard. »


La mélodie continua de chanter et de résonner dans l'ensemble du bâtiment. Face à cela, le chef annonça à l'ensemble de l'équipe qui restait :

« Il faut continuer, regardez sur tous les côtés, ne traînez pas. »

Puis, c'est à ce moment-là que nous décidâmes de nous lancer dans une course à travers les couloirs. Alors, nous courûmes à travers les couloirs et les pièces de l'ancien laboratoire soviétique et roumain, nous arrivâmes près d'une porte où était clairement indiqué : Salle de contrôle. Aussitôt, le chef déclara à ses hommes :

« Entrez à l'intérieur le plus vite possible. »

Alors qu'il venait à peine de prononcer ces paroles, une voix retentit soudainement :

« À l'aide ! »

Très vite, je me retournais et je vis qu'un de nos hommes furent soudainement traîné sur le sol par une mystérieuse ombre, nous eûmes guère le temps de l'aider, car la chose à moitié caché dans l'ombre finit par emmener ce pauvre homme dans des couloirs plus sombres. Ouvrant rapidement la porte et nous enfermant le plus rapidement possible à l'intérieur, l'un des nôtres déclara à haute voix :

« Bordel ! Nous ne sommes plus que cinq. »

Au même moment, je constatais à ma grande surprise que nous étions dans une espèce de salle qui pouvait facilement s'apparenter à une salle de contrôle où des dizaines de machines et de boîtiers électroniques tournaient à plein régimes. Ce qui était le surprenant, c'était sûrement que la pièce était encore intacte par rapport aux autres …
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